Rencontres avec...

Rencontre avec PEF

Récit de la classe de CM1- Ecole de Châtillon St-Jean

Jeudi 14 avril, nous avons rencontré un auteur-illustrateur : Pef (Pierre-Elie Ferrier). Dès qu’il est arrivé dans notre classe, nous nous sommes sentis très à l’aise avec lui car il a beaucoup d’humour. Voici la première phrase qu’il a dite : « J’ai horreur des enfants ! » Bien sûr on ne l’a pas cru !


 

Pef a exercé plusieurs métiers : vendeur de parfums pour femmes, testeur de voitures, journaliste… Il habite en Normandie mais il a beaucoup voyagé dans le monde. Pef est né au début de la deuxième guerre mondiale. Au sortir de la guerre, il était tout maigre et on l’avait surnommé Fesse de rat. Un jour, sa grand-mère lui a offert une énorme tartine de beurre avec du chocolat. Pef a été marqué par ce cadeau et il décida à 38 ans, en 1978, de sortir son livre « Moi, ma grand-mère » en souvenir de ce moment. C’est comme cela qu’il a commencé sa carrière. Pour écrire ses livres, Pef s’inspire beaucoup de ses souvenirs d’enfance. Quand il était petit, sa maman était maîtresse d’école. Quand il allait ouvrir le portail de l’école, les élèves demandaient : «  Alors, c’est ouvert ? » et un jour, il en a eu assez et leur a répondu « Non, c’est tout bleu ! » Cette phrase a été son premier mot tordu. Suite à cet évènement, il décida d’écrire une histoire de mots tordus. Le livre ayant eu un grand succès dans les écoles, Pef commença une série. Il a décidé de l’interrompre pendant un ou deux ans car cela faisait 30 ans qu’il en écrivait et il était en panne d’idées. Pef pense que tous les mots ne peuvent pas se tordre car certains résistent. On ne peut pas tordre non plus tous les mots d’une phrase sinon celle-ci perdrait tout son sens.

Ses livres prennent beaucoup de place dans sa vie : il écrit pour vivre mais également car il aime le faire. Il travaille un peu partout et aime par exemple écrire ses textes dans le TGV. Pour lui, écrire et illustrer sont deux activités complémentaires. Le temps d’écriture peut varier d’un  jour  pour « L’histoire de Motordu » à 2 ans pour « L’encyclopefdie ». Il préfère écrire seul et lorsqu’il a terminé ses textes, il les tape à l’ordinateur pour corriger. Il aime tous ses livres mais il a quand même trois chouchous : son premier livre « Moi, ma grand-mère », « Le prince de Motordu » car c’est celui qui l’a fait connaître et celui qui n’est pas encore fait.

Pef adore la couleur rouge. L’explication qu’il nous a donnée est que son nom FERRIER rappelle le nom Ferrari qui est une marque de voitures souvent rouges (C’est même de cette façon qu’il a pu visiter gratuitement le musée Ferrari à Turin en Italie). Cependant, le choix des couleurs dépend aussi du livre. Sa femme Geneviève est sa coloriste. Quelquefois, il trouve le titre avant d’écrire l’histoire, ou après son écriture (ce qui a été le cas pour « Rendez-moi mes poux »). Il arrive parfois que l’éditeur modifie certains de ses titres. 

Pef a écrit ou illustré différents types de documents, comme par exemple, 4 livres d’histoire sur la première et la deuxième guerre mondiale. Il n’est ni historien, ni professeur d’histoire mais il veut simplement donner envie aux enfants de connaître cette période. Il adore également la poésie, il se sent poète et nous a récité quelques courts poèmes de sa création :

  • C’est fou ce que vues d’avion les vaches ressemblent à des cochons 

Cette rencontre nous a appris à mieux connaître Pef et son métier. Il aime garder le secret des livres qu’il commence mais il nous a cependant confié qu’il illustrait en ce moment un livre pour adultes : des poèmes noirs et violents de Blaise Cendrars. Et nous attendrons avec impatience ses prochains livres pour enfants.