Rencontres avec...

Rencontre avec Frédérick Mansot

 

Récit de la classe de CM2 - Ecole de Châtillon St-Jean

 

 

Parcours :

Frédérick Mansot est né dans une famille de dessinateurs. C’est peut-être ce qui l’a entraîné vers l’illustration. Il a été élève dans une école d’art où il donne maintenant des cours.

Son premier livre a été La moufle. Depuis une vingtaine d’années, il a illustré une centaine de livres. 

 

Techniques d’illustration :

Frédérick Mansot manie différentes techniques d’illustration : l’aquarelle, le crayon à papier et le rouge, les photos mêlées au collage. Mais ce qu’il préfère, c’est peindre sur des tissus.

C’est le livre Un rêve pour toutes les nuits , qu’il a illustré avec de la peinture sur papier imprimé qui a commencé à lui donner cette idée. Lorsqu’il a illustré Le Petit Chaperon Rouge, le choix du tissu allait bien avec le chaperon. Il s’est donc lancé et s’est rendu dans un magasin de tissu qui proposait un vaste choix de tissus rangés par tons. Il trouve qu’il existe de magnifiques tissus qui restituent bien l’univers de certains livres , comme ceux qui nous emmènent en Afrique ou en Asie par exemple. Outre la recherche de tissus, Frédérick Mansot doit aussi se documenter pour mieux illustrer ces livres.

Frédérick Mansot nous a expliqué que pour la collection de Catherine Dolto, il travaillait sur tissu scannés puis faisait la mise en couleur par ordinateur. Pour ses autres livres, il prépare son support en collant le tissu sur un carton. Puis il travaille sur un calque, décalque puis effectue la mise en couleur. Nous avons trouvé qu’il avait l’art d’exploiter les détails du tissu. (cernes, cacher pour mieux montrer, gratter, jouer de la transparence…)


Par rapport aux éditeurs :

C’est déjà arrivé une ou deux fois qu’un éditeur ne veuille pas son travail : c’est dommage !

C’est lui qui choisit sa technique d’illustration en fonction des livres.


Par rapport aux auteurs :

Il a illustré plus de 60 livres de  Catherine Dolto.

Les livres les plus difficiles à illustrer pour lui sont ceux qu’ils trouvent moins intéressants.  Il prend plaisir à illustrer de belles histoires. Il aime travailler avec Jean Yves Loudes et Françoise Jay. D’ailleurs, il lui a même « commandé » un livre sur une tradition du Rajasthan, où les femmes se transmettent l’art de la peinture murale. C’est son projet actuel, le livre devrait s’appeler Tamana, la princesse d’arabesque.